Ma mission touchera à sa fin mercredi prochain, après près d'un an et demi.

Certains de mes collègues semblent surpris que je parte volontairement... certains même découvrent à cette occasion que je ne suis pas interne, mais un bête presta :-)

C'est vrai que les avantages de cette mission étaient nombreux :

  • à 20 min de chez moi en vélo (l'été, parce que faut pas déconner non plus, l'hiver ça pèle),
  • le restau d'enreprise pas cher du tout (merci client d'avoir pris en charge l'accès à ladite cantine),
  • une quasi mixité dans les effectifs, ce qui change des services-informatiques-à-barbus,
  • la tour où se trouve le client donne une une vue terrible sur Paris d'un côté, sur la Seine et la Défense au loin de l'autre,
  • les collègues extrèmement sympathiques,
  • ...

Et un bachi-bouzouk, un !

En fait je crois bien que la seule chose que je ne vais pas regretter, c'est l'abruti sociopathe terroriste intellectuel qui aura été mon voisin d'open-space durant à peu près un an. Je pense être en mesure d'accepter beaucoup de choses, de différences, d'essayer de comprendre le point de vue de l'autre -sans forcément y adhérer-, voire même de me poser parfois en "avocat du diable des causes désespérées".

J'ai même pris la défense de cet ahuri-là, c'est dire, tamporisant les récriminations de beaucoups ayant souffert de :

  • son irascibilité,
  • son manque de respect (l'entendre traiter publiquement une collègue de connasse, devant l'intéressée, lors d'une discussion sur le... respect, est quelque chose de savoureux ; et je ne parle même pas des conversations téléphoniques professionnelles avec userland),
  • son incapacité notoire d'écoute (et je ne n'aborderai pas sa non-capacité à la remise en question),
  • son obstination quasi-sénile,
  • pffffft j'arrête là ça serait trop long.

Le constat, effarant tellement c'est évident, est simple : c'est un abruti. Point.
Il m'aura fallu du temps pour en être persuadé. C'est tout.

Bref, j'aurai donc subi durant près d'un an ce pachiderme gériatrique comme voisin, profitant à l'insu de mon plein gré de ses 5 heures/jour de téléphone, durant lesquels cet olibrius éructe plus qu'il ne parle, vociférant à 28 interlocuteurs différents la même chose, faisant ainsi chuter la productivité globale des services interlocuteurs de quelques jours/hommes par mois. J'ai imaginé que ce rustre avait des problèmes d'audition, et qu'il n'a toujours pas trouvé la touche pour augmenter le son sur son poste téléphonique. Ce qui m'aura très certainement coûté 5 db de perte sur l'oreille gauche. Je n'ose imaginer les dégâts occasionnés à ses inerlocuteurs. Quoiqu'ils avaient peut-être trouvé la touche volume, eux.

Ce gars-là, je ne vais pas le regretter. Il m'aura néanmoins appris deux choses :

  • j'ai des limites dans mes penchants "Mère Thérésa - tout le monde il est bô tout le monde il est gentil",
  • être sur un marché de niche permet d'être excécrable avec le client, car celui-ci a le couteau sous la gorge.

Et donc...

Pourquoi partir ? (l'énergumène sus-décrit mis à part)

Parce que je considère nécessaire de varier mes expériences, de voir d'autres contextes professionnels, parce qu'il est bon de se remettre en "péril", parce que je pense avoir fait le tour du poste, et que toute progression passe forcément par un changement (surtout en tant que prestataire).
Bougeotte, tout simplement.

Problème logistique

Du coup, l'animal social que je suis se retrouve face à un problème logistique : l'organisation du pot de départ. Pour facilement une soixantaine de personnes.

Hopopop, y'a certainement d'autres personnes qui se sont posé cette question-là. Et qui ont des réponses. Et qui en ont fait profiter le monde entier, effet blogs oblige !

logistique "pot de départ" ne donne rien de satisfaisant sur google.

"pot de départ" tout seul : bah, là, ça devait tomber, c'est sûr ! C'est après quelques pages de résultats que je tombe... sur un billet que j'ai moi-même écrit sur ce blog, dans lequel je parle de ça (et pas forcément à mon honneur, d'ailleurs).

Une vague sensation de serpent qui se mord la queue.